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Malgré un froid glacial, la foule était en masse afin de recueillir la truffe au meilleur prix.
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Au préalable, un contrôle de qualité était effectué pour mettre sur les étals les plus belles pièces au meilleur tarif.
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En préambule à l'ouverture officielle de la vente des truffes, un marché aux produits du terroir comblait l'assistance avec des bières artisanales, des
oignons doux de
Citou, des confitures…
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Les membres de la confrérie de Los Trufaires de Vilanova de Menerbes s'activaient derrière la buvette, proposant aux visiteurs une boisson de circonstance : du vin chaud,
mais également du brie truffé, des kits brouillade, du beurre truffé…
Ce même jour avait lieu l'inauguration de la maison de la Truffe du Languedoc en présence de nombreuses personnalités :
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Olivier Delcayrou, secrétaire général de la préfecture de l'Aude ; Jean-Claude Pérez, député-maire ; Christian Bourquin, président du
conseil régional Languedoc-Roussillon ; Hervé Baro, vice-président du conseil général de l'Aude ; Jean-Charles Savignac, président de la Fédération
française des trufficulteurs ; Alain Giniès, maire de Villeneuve-Minervois, des élus régionaux, des maires du territoire du Haut Minervois. Les discours mettaient en avant
le bien-fondé de ce projet sur le département de l'Aude.
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Cette réalisation est le fruit d'un partenariat entre différentes collectivités territoriales, la confrérie Los Trufaires de Vilanova de Menerbes, les trufficulteurs…
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Cette maison de la Truffe du Languedoc a une portée touristique régionale, sa muséographie est moderne et évolutive. Cette journée riche en rebondissements se terminait par
la nuit de la Truffe.
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Tous les convives se délectaient des mets cuisinés.
En trente ans, un peu plus de 500 trufficulteurs ont planté près de 700 hectares de chênes truffiers dans l'Aude.
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Depuis la fin du mois de juin 2011, cette filière dispose d'un nouvel outil de promotion et de valorisation du « diamant noir» : une «
Maison de la Truffe » à Villeneuve-Minervois.
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Alain Ginies, maire de Villeneuve-Minervois et trufficulteur lui-même, n'envisage pas d'en rester là :
« Ce musée est un projet que nous mûrissions depuis quatre ou cinq années avec la Confrérie de la Truffe dans l'Aude. Notre idée est de promouvoir
notre territoire plaque tournante de la truffe, en créant dans un proche avenir un marché de renommée européenne. »
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Sur une superficie de 300 m2, formant une galerie souterraine sous les locaux actuels de la mairie et de l'école
communale, la Maison de la Truffe se parcourt tel un sentier découverte de la tuber mélanosporum et des autres espèces connues.
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L'histoire, les méthodes traditionnelles de cavage, la gastronomie selon plusieurs chefs languedociens dont le trois étoilé de l’Aude, Gilles Goujon, sont mises en scène de belle façon par la société Anagram.
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« Cette vitrine de la diversification agritouristique a exercé un tel pouvoir de séduction qu'elle a été très bien soutenue par les pouvoirs publics. Sur un
investissement de 450 000 € hors taxes, l'État, la Région Languedoc-Roussillon et le Conseil général de l'Aude ont versé chacun 100 000 €. La commune de Villeneuve a obtenu un prêt de 150
000 € pour financer le solde », explique le maire Alain Ginies.
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La gestion du musée fait l'objet d'une délégation de service public auprès de la société d'exploitation « Sites Naturels » qui dirige déjà dans
l'Aude le gouffre de Cabrespine et les grottes de Limousis.
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Villeneuve Minervois vous offre la "princesse de la terre " de la Montagne Noire.
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L' Aude s'affirme au fil des années, comme une place incontournable des marchés aux truffes et fait un nombre grandissant d'adeptes et et de producteurs au travers du
département.
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C'est sur la commune de Villeneuve que les premiers plans truffiers de l'Aude ont étés implantés, il y a de cela presque trente ans.
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Aujourd'hui la commune et ses environs dénombrent plus de 40 hectares de plantations en chênes truffiers et chaque année, bien que le secret qui entoure la récolte de
la truffe reste bien gardé, on estime la production du diamant noir à plusieurs dizaines de kilos.
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La truffe se veut de devenir un pôle économique et culturel du village dans les années venir.
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Sa situation géographique attire des producteurs des départements permettra de faire connaître le village comme un centre de la truffe dans l'Aude.
La région Languedoc-Roussillon, terre de truffes et de trufficulteurs
Avec ses sols calcaires, le Languedoc-Roussillon est une terre naturelle de production de truffes Tuber melanosporum.
Durant des décennies, la truffe fut surtout récoltée dans les garrigues et les bois par les nombreux truffeurs. Dans les années 1950, suivant l’exemple du département voisin : le
Vaucluse, quelques agriculteurs ont commencé à planter des arbres à vocation truffière.
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Aujourd’hui, les milieux naturels, à cause de leur fermeture, ne produisent que très peu de truffes et 80 % de la production provient des plantations.
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La truffe présente des intérêts certains pour le développement des territoires, dans leur aménagement mais aussi dans leur promotion et dans leur économie.
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Dans une région où l’agriculture traverse une crise et la déprise des territoires s’accentue, les cultures de « niche » et de diversifi cations ont un rôle économique important à jouer.
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Le développement de la
trufficulture et de la
sylviculture truffière permet une amélioration des
paysages, de leur biodiversité et une réduction des risques environnementaux encourus.
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Il permet le maintien de parcelles ouvertes et arborés dans des milieux en cours de fermeture ou cultivés de façon intensive, la création de coupe-feu entretenus et le maintien d’un couvert
végétal dans des zones soumises au risque d’érosion par le vent ou l’eau.
Depuis 2004, conscient de cet enjeu, la
Région Languedoc- Roussillon et la
Fédération Régionale des trufficulteurs du Languedoc-Roussillon ont mis en place
un véritable partenariat pour un projet de développement de la truffe et de la trufficulture dans la région.
En
Languedoc-Roussillon les trufficulteurs sont structurés en syndicats départementaux et adhérents à la Fédération Régionale et à la Fédération Française des
trufficulteurs.
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Ils sont, aujourd’hui dans le Languedoc-Roussillon plus de mille à adhérer (460 dans l’Aude, 233 dans le Gard, 150 dans l’Hérault, 57 en Lozère et 120 dans les
Pyrénées orientales).
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Avec l’aide des Chambres d’Agriculture et du Centre Régional de la Propriété Forestière, les syndicats assurent le conseil, afin d’accompagner les
trufficulteurs dans leur production et la formation pour faire progresser leur technicité et échanger avec d’autres passionnés.
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Toute l’année, les trufficulteurs sont mobilisés pour accueillir le public et lui faire découvrir ce produit unique par des visites de truffières, des dégustations de produits et des repas
autour de la truffe….
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