
Association de Défense des
Intérêts du Clos
Aimé Bertrand

Le Clos Aimé Bertrand a une histoire forgée depuis plus de 40 ans. Il s’agit d’une belle expérience humaine écrite par nos anciens, qu’il nous
appartient de valoriser et de pérenniser.
L’ADICAB veut s’inscrire dans la continuité et véhiculer les valeurs qui constituent le ferment de la vie en société : le volontariat, l’envie de vivre avec autrui, la pensée critique et constructive.
Je lance un appel à tous les membres de l’ADICAB, malgré nos divergences et nos différences, prenez votre place dans notre action pour développer, à travers le dialogue et les propositions de bon sens, notre capacité à bien vivre ensemble.
Il est nécessaire, voire indispensable, de montrer à tous qu’aider cela revient à s’aider soit même.
Par la réussite de notre démarche nous écrirons, à notre tour, une belle histoire dans la tradition du Clos Aimé Bertrand que nous léguerons à nos enfants.
Je compte sur votre entière détermination pour réussir notre challenge.
Francis MARTY
Président ADICAB



Durant l’année 1867, le chimiste suédois Alfred Nobel découvre un nouvel explosif qu’il nomme dynamite. Immédiatement Nobel comprend la portée de son invention au niveau industriel. Il se propose alors d’implanter des dynamiteries en Europe et
aux Etats-Unis d’Amérique.
En 1868, Nobel est contacté par un entrepreneur français Paul Barbe, ingénieur artificier. Le courant passe
rapidement entre les deux hommes et Paul Barbe devient l’unique concessionnaire des produits
Nobel pour la France.
Il dépose alors une demande, auprès du gouvernement de Napoléon III, afin d’ériger la première
dynamiterie française, dans le département de la Moselle, à proximité de l’industrie familiale
Mais, deux problèmes se posent à lui.
Premièrement, la fabrication et la vente des matières explosives sont, depuis la Révolution Française, un monopole d’Etat.
Deuxièmement, la France et la Prusse s’affrontent par voie diplomatique ; affrontement qui conduit la France à déclarer la guerre durant le mois
de juillet 1870.
Les armées françaises, qui doivent combattre la meilleure armée d’Europe, sont rapidement défaites et Napoléon
III est fait prisonnier le 2 septembre 1870, dans la ville de Sedan. Désormais, la route
vers la capitale est ouverte aux armées prussiennes.
Aussitôt la nouvelle connue à Paris, des membres du parti Républicain se précipitent à l’Hôtel de ville et proclament la République, le 4 septembre 1870. Léon Gambetta prend la tête de deux ministères, le ministère de la Guerre et le ministère de l’Intérieur.
Chargé d’organiser la résistance face à l’avancée des armées ennemies, il reprend l’étude du dossier déposé quelques mois plus tôt par Paul Barbe.
Léon Gambetta modifie la loi sur les matières explosives et prête la somme de 60 000 francs à Paul
Barbe afin qu’il puisse bâtir la première dynamiterie française le plus loin possible des zones de combats. Cette dynamiterie doit fournir, au prix de revient, 500 Kg de dynamite par
jour, à l’armée française.
Muni de ce quitus ministériel, valable sur la totalité du territoire français, Paul Barbe prend le train et arrive au terminus de la voie ferrée, la gare de Port-vendres, durant le mois de novembre 1870. Il achète des terrains dans la vallée de Paulilles et fait construire les bâtiments par les ouvriers du chemin de fer, qui posent la voie ferrée entre les villages de Port-vendres et de Banyuls sur Mer.
C’est ainsi que le 5 décembre 1870, la dynamiterie débute sa production. Durant l’année 1871, la France et la Prusse signent l’armistice. La dynamiterie de Paulilles devient
alors un vestige de guerre en temps de paix. Le nouveau gouvernement français restaure le monopole d’Etat sur la vente et la fabrication des matières explosives. La dynamiterie ferme ses portes
le 1er février 1872. Après une rude bataille administrative, Paul Barbe, qui est bien implanté dans les cercles politiques républicains parisiens, parvient à provoquer un
changement législatif.
C’est ainsi que le 8 mars 1875, une nouvelle loi est promulguée : désormais la dynamite peut être fabriquée par l’industrie privée et pour l’industrie privée. La même année, Paul Barbe vend la dynamiterie de Paulilles à la Société Centrale pour la fabrication de la Dynamite, grand trust industriel qui regroupe sous son contrôle toutes les dynamiteries implantées en Europe, pour la somme de 3 millions de francs.
Après une étude administrative rigoureuse, la dynamiterie de Paulilles, qui, entre temps, a doublé sa capacité de production, reçoit l’autorisation de rouvrir ses portes durant l’année 1876.
La S.C.D. poursuit alors une politique continue d’achat des terrains environnant la dynamiterie. Son territoire s’étend vers le nord, le sud et l’ouest. D’une superficie initiale de 8 000 M², le
territoire de la dynamiterie occupe, lors de sa fermeture en 1984, une superficie de 32 hectares, soit la quasi-totalité de la vallée de Paulilles.
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Sa production s’exporte :
Canal de Panama, construction du Trans-Sibérien… A la fin de la 1ère Guerre Mondiale, l’usine varie sa production avec une fabrique d’engrais et une fabrique de tuyaux en caoutchouc.
Durant la 2ème Guerre Mondiale, l’usine accueille des ouvriers Annamites (Indochine), que le gouvernement français a fait venir
des colonies d’Asie, afin de travailler à l’effort de guerre. Ces ouvriers, logés à l’usine dans des baraquements, se voient confier les travaux les plus pénibles et dangereux. Nombre d’entre eux
trouvent la mort et sont enterrés dans une fosse commune à proximité du hameau de Cosprons. Lorsque les Allemands envahissent la Zone Libre, durant l’année 1941, l’usine passe
sous contrôle des autorités allemandes qui construisent un mur anti-débarquement sur la plage de Paulilles.
Ce territoire qui accueillait à l’origine 4 bâtiments et une trentaine d’ouvriers qui fabriquaient un seul type de dynamite, compte plus de 100 bâtiments et 300 ouvriers qui fabriquent plus de
dix sortes de dynamite à la veille de la 1ére Guerre Mondiale.
En 1968, l’usine de Paulilles développe un nouveau mode de placage de métaux et dépose un brevet : deux plaques de métal sont posées l’une sur l’autre et sur la plaque supérieure est déposée une matière explosive. Le souffle de l’explosion plaque et soude de manière intime les deux métaux.
En 1984, la production est délocalisée depuis le site de Paulilles vers le site de Rivesaltes. Le site devient alors une friche industrielle. Durant les années 1990, le promoteur
Jean-Claude Méry achète les 32 hectares de l’usine afin de construire une
marina avec des résidences et des appontements. Le projet ne voit jamais le jour et le site reste à l’état de friches industrielles.
En 1998, le territoire est racheté par le Conservatoire du Littoral qui, en
partenariat avec le Conseil Général, se propose de réhabiliter le site afin de conserver la mémoire humaine ainsi que la flore et la faune propre à ce site classé.
Projet d'aménagement du site
Fermé au public depuis plus d’un siècle, ce territoire d’une qualité paysagère remarquable a été racheté en 1998 par le Conservatoire de l’Espace littoral avec le soutien du Conseil Général des Pyrénées Orientales, à qui l’organisme d’Etat a confié :
> En juillet 2004, le site était ainsi partiellement ouvert au public pour l’accès temporaire aux plages, après les premiers investissements consentis par le Département :
Dans le même temps, l’Assemblée Départementale autorisait son Président à signer une Convention de Mandat avec le Conservatoire du Littoral, et adoptait un Programme d’Aménagement global s’appuyant sur plusieurs objectifs :
> En novembre 2004, le Département a adopté un Plan de Financement prévoyant une participation de l’Etat, de l’Europe, du Conservatoire et de la Région et plafonnant l’enveloppe financière de l’Opération à 12 millions d’euros TTC.
> Début 2005, un Concours de Maîtrise d’œuvre a été lancé au niveau européen.
A l’issue de cette procédure, la Commission mixte d’Appel d’Offres a choisi l’Equipe pluridisciplinaire ALEP pour son parti d’Aménagement intitulé : « L’Avenir d’une Mémoire ».
Déjà porté à la connaissance du public sur son principe général, le Projet d’ensemble a fait l’objet d’une enquête publique au printemps 2006, afin que les Autorisations Administratives soient délivrées dès l’été 2006.
Les consultations des entreprises sont intervenues fin 2006, pour débuter les travaux en janvier 2007.
Eté 2008 : Le Conseil Général sera ainsi prêt à ouvrir au public un site sécurisé d’une beauté exceptionnelle, qui mettra en scène dans un premier temps :

Projet d'aménagement pour l'Esplanade des quatre tours.
« L’Avenir d’une Mémoire » : Projet d'ALEP
Il se veut d'abord attentif aux choses existantes et propose une évolution du site, au rythme de la nature et s'appuie sur les qualités existantes du payasage.
Le projet intègre la notion de cycle naturel, rythme des saisons et recyclage des matériaux, comme facteur déterminant de la mise en oeuvre du projet. C'est le concept fondateur de toutes ses interventions : "L'avenir d'une mémoire".
Ainsi, tout est fait pour que chaque édifice restauré, chaque exposition, chaque nouvelle intervention
devienne le témoin des trois valeurs authentiques et fondatrices du site :
> Patrimoniales, pour rendre compte du passé industriel du site, de la mémoire humaine et sociale des lieux, de l'histoire de toute une région.
> Naturelles, pour expliquer les qualités géographiques, paysagères et écologiques de la Baie, les transformations opérées par l'homme et son potentiel naturel pour le
futur.
> Universelles, en référence à lapersonnalité visionnaire d'Alfred Nobel, pour ouvrir le site des dimensions plus larges et expliquer la nouvelle ambition portée par ce site
atypique du Conservatoire du Littoral : régénération, préservation, sensibilisation.
Les stratégie d'intervention :
> Première étape : enlever ce qui encombre le site et qui ne participe pas au projet (bâtiments jugés à démolir, arbres couchés ou dangereux, futaies d'épineux dissimulant une silhouette d'arbre remarquable, fourré masquant les vues sur les coteaux, végétaux étiolés du Jardin du directeur...), etc...
> Deuxième étape : protéger les différents états de nature remarquable du site (certaines herbes de la Grande prairie et les bosquets, les îles de Gattiliers, les alignements, la Pinède littorale, les grands mimosas, les essences rares du Jardin du directeur, les arbres structurants au droit de l'aire de stationnement...), etc...
> Troisième étape : acte d'apport le plus mince possible pour ne pas bouleverser les équilibres positifs en place et faciliter la gestion ultérieure du site.
Concernant les matériaux, il s'agit de traiter les sols en place (sol stabilisé avec liant naturel) pour confectionner le revêtement des allées, se servir des matériaux de démolition retraités sur site pour réaliser les fondations des circulations.
Pour les végétaux, le projet ne développe pas de plantations en masse. Il existe déja une richesse suffisante sur le site pour mettre en place un projet de paysage :
Autres perspectives : valoriser les herbes de la prairie à sélectionner par les fauches, protéger les futurs pins parasols issus des pins adultes, mettre en valeur les arbres remarquables déja présents, les grands végétaux exotiques du Jardin du directeur, les plantes du littoral, les massifs de Gattiliers, les îlots d'Alaternes, ...
Les seules plantations proposées sont structurantes : les alignements de cyprès pour composer l'allée entre l'aire de stationnement et l'entrée du site, les chênes lièges sur la terrasse d'entrée, les platanes pour prolonger l'alignement existant, l'allée des chênes verts pour structurer le Hameau.
- Appel du 18 Juin ( Charles
de Gaulle )
- Etre
jeune ( Général Mac Arthur )
- Tu seras un Homme mon
Fils ( Rudyard Kipling )
- Yes We
Can ( Barack Obama )
- I have a Dream ( Pasteur Martin Luther King )
- Lettre de Guy
Moquet
- Lettre aux
Instituteurs ( Jules Ferry )
- Discours à l'ONU du 14 Février 2003 ( Dominique de Villepin )
- Ich bin ein
Berliner ( J.F Kennédy )
- Serment d'Hyppocrate
- Pacte Ecologique ( Nicolas Hulot )
- Serment de
Galien
- Code
noir
- Abolition de
l'esclavage ( Décrêt du 27 avril 1848 )
- Le procès de
Nuremberg