Le mot du Président














Chers Amis,

 




Le Clos Aimé Bertrand  a une histoire forgée depuis plus de 40 ans. Il s’agit d’une belle expérience humaine écrite par nos anciens, qu’il nous appartient de valoriser et de pérenniser.

L’ADICAB veut s’inscrire dans la continuité et véhiculer les valeurs qui constituent le ferment de la vie en société : le volontariat, l’envie de vivre avec autrui, la pensée critique et constructive.

Je lance un appel à tous les membres de l’ADICAB, malgré nos divergences et nos différences,  prenez votre place dans notre action pour développer, à travers le dialogue et les propositions de bon sens, notre capacité à bien vivre ensemble.

Il est nécessaire, voire indispensable, de montrer à tous qu’aider cela revient à s’aider soit même.  

Par la réussite de notre démarche nous écrirons, à notre tour, une belle histoire dans la tradition du Clos Aimé Bertrand que nous léguerons à nos enfants.

Je compte sur votre entière détermination pour réussir notre challenge.

 

Francis MARTY

Président ADICAB     

  

Ambiances VIDEO


COUPO  SANTO...
Hymne Provençal 

SE CANTO...

Hymne Occitan
Charles TRENET..
le Narbonnais
Georges BRASSENS .....
le Sêtois
Daniel GUICHARD...
le Sauviannais
Sébastien CASTELLA 
.....
le Biterrois
Boby LAPOINTE
le Piscénois
Michel GALABRU
l'Avénois
Et, pour les Pionniers du Clos.....qui rêvent encore de leur " cabanon" !!!!

Images Aléatoires

  • Le-cheval--une-passion-.01729.jpg
  • 5-me-F-te-du-Clos--31-07-200901672.jpg
  • Clos-19-L-Oustalet00328.jpg

Membres ADICAB

compteur





Calendrier

Février 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
             
<< < > >>
Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /2009 15:40


vue areienne du site
Paulilles
, c’est cette rade à l’indicible beauté, située entre Port-Vendres et Banyuls, en contre-bas du charmant village de Cosprons.

C’est une anse retirée, entourée de coteaux de vignes et d’oliviers, qui descendent vers la plage et une oasis à la végétation luxuriante.

L’été, la plage principale est prise d’assaut, mais les autres criques, moins accessibles et plus sauvages : l’anse de batterie d’El Forat, l’anse Sainte-Catherine ou la plage de Bernardi,  font penser, avec leurs fonds clairs et émeraude, à l’exotisme des côtes caraïbes…

Ici, règnent la beauté, le calme, la volupté…Le lieu est familial, amical et source d’inspiration  …

Le site est devenu mythique pour les Catalans, car il représente des moments de bonheur, des pans essentiels de la mémoire 
.

Histoire de la  dynamiterie

Nobel


Durant l’année 1867, le chimiste suédois Alfred Nobel découvre un nouvel explosif qu’il nomme dynamite. Immédiatement Nobel comprend la portée de son invention au niveau industriel. Il se propose alors d’implanter des dynamiteries en Europe et aux Etats-Unis d’Amérique.

En 1868, Nobel est contacté par un entrepreneur français Paul Barbe, ingénieur artificier. Le courant passe rapidement entre les deux hommes et Paul Barbe devient l’unique concessionnaire des produits Nobel pour la France.
Il dépose alors une demande, auprès du gouvernement de Napoléon III, afin d’ériger la première dynamiterie française, dans le département de la Moselle, à proximité de l’industrie familiale

Mais, deux problèmes se posent à lui.

Premièrement, la fabrication et la vente des matières explosives sont, depuis la Révolution Française, un monopole d’Etat.
Deuxièmement, la France et la Prusse s’affrontent par voie diplomatique ; affrontement qui conduit la France à déclarer la guerre durant le mois de juillet 1870.

Les armées françaises, qui doivent combattre la meilleure armée d’Europe, sont rapidement défaites et Napoléon III est fait prisonnier le 2 septembre 1870, dans la ville de Sedan. Désormais, la route vers la capitale est ouverte aux armées prussiennes.

Aussitôt la nouvelle connue à Paris, des membres du parti Républicain se précipitent à l’Hôtel de ville et proclament la République, le 4 septembre 1870. Léon Gambetta prend la tête de deux ministères, le ministère de la Guerre et le ministère de l’Intérieur.
Chargé d’organiser la résistance face à l’avancée des armées ennemies, il reprend l’étude du dossier déposé quelques mois plus tôt par Paul Barbe.

 Léon Gambetta modifie la loi sur les matières explosives et prête la somme de 60 000 francs à Paul Barbe afin qu’il puisse bâtir la première dynamiterie française le plus loin possible des zones de combats. Cette dynamiterie doit fournir, au prix de revient, 500 Kg de dynamite par jour, à l’armée française.

Muni de ce quitus ministériel, valable sur la totalité du territoire français, Paul Barbe prend le train et arrive au terminus de la voie ferrée, la gare de Port-vendres, durant le mois de novembre 1870. Il achète des terrains dans la vallée de Paulilles et fait construire les bâtiments par les ouvriers du chemin de fer, qui posent la voie ferrée entre les villages de Port-vendres et de Banyuls sur Mer.


C’est ainsi que le 5 décembre 1870, la dynamiterie débute sa production. Durant l’année 1871, la France et la Prusse signent l’armistice. La dynamiterie de Paulilles devient alors un vestige de guerre en temps de paix. Le nouveau gouvernement français restaure le monopole d’Etat sur la vente et la fabrication des matières explosives. La dynamiterie ferme ses portes le 1er février 1872. Après une rude bataille administrative, Paul Barbe, qui est bien implanté dans les cercles politiques républicains parisiens, parvient à provoquer un changement législatif.

 

C’est ainsi que le 8 mars 1875, une nouvelle loi est promulguée : désormais la dynamite peut être fabriquée par l’industrie privée et pour l’industrie privée. La même année, Paul Barbe vend la dynamiterie de Paulilles à la Société Centrale pour la fabrication de la Dynamite, grand trust industriel qui regroupe sous son contrôle toutes les dynamiteries implantées en Europe, pour la somme de 3 millions de francs.

Après une étude administrative rigoureuse, la dynamiterie de Paulilles, qui, entre temps, a doublé sa capacité de production, reçoit l’autorisation de rouvrir ses portes durant l’année 1876.



La S.C.D. poursuit alors une politique continue d’achat des terrains environnant la dynamiterie. Son territoire s’étend vers le nord, le sud et l’ouest. D’une superficie initiale de 8 000 M², le territoire de la dynamiterie occupe, lors de sa fermeture en 1984, une superficie de 32 hectares, soit la quasi-totalité de la vallée de Paulilles.


Sa production s’exporte : Canal de Panama, construction du Trans-Sibérien… A la fin de la 1ère Guerre Mondiale, l’usine varie sa production avec une fabrique d’engrais et une fabrique de tuyaux en caoutchouc.

Durant la 2ème Guerre Mondiale, l’usine accueille des ouvriers Annamites (Indochine), que le gouvernement français a fait venir des colonies d’Asie, afin de travailler à l’effort de guerre. Ces ouvriers, logés à l’usine dans des baraquements, se voient confier les travaux les plus pénibles et dangereux. Nombre d’entre eux trouvent la mort et sont enterrés dans une fosse commune à proximité du hameau de Cosprons. Lorsque les Allemands envahissent la Zone Libre, durant l’année 1941, l’usine passe sous contrôle des autorités allemandes qui construisent un mur anti-débarquement sur la plage de Paulilles.

vue aerienne avant travaux


Ce territoire qui accueillait à l’origine 4 bâtiments et une trentaine d’ouvriers qui fabriquaient un seul type de dynamite, compte plus de 100 bâtiments et 300 ouvriers qui fabriquent plus de dix sortes de dynamite à la veille de la 1ére Guerre Mondiale.

En 1968, l’usine de Paulilles développe un nouveau mode de placage de métaux et dépose un brevet : deux plaques de métal sont posées l’une sur l’autre et sur la plaque supérieure est déposée une matière explosive. Le souffle de l’explosion plaque et soude de manière intime les deux métaux.

En 1984, la production est délocalisée depuis le site de Paulilles vers le site de Rivesaltes. Le site devient alors une friche industrielle. Durant les années 1990, le promoteur Jean-Claude Méry achète les 32 hectares de l’usine afin de construire une marina avec des résidences et des appontements. Le projet ne voit jamais le jour et le site reste à l’état de friches industrielles.

En 1998, le territoire est racheté par le Conservatoire du Littoral qui, en partenariat avec le Conseil Général, se propose de réhabiliter le site afin de conserver la mémoire humaine ainsi que la flore et la faune propre à ce site classé.

Projet d'aménagement du site

 

 

 

Fermé au public depuis plus d’un siècle, ce territoire d’une qualité paysagère remarquable a été racheté en 1998 par le Conservatoire de l’Espace littoral avec le soutien du Conseil Général des Pyrénées Orientales, à qui l’organisme d’Etat a confié :

  • la gestion estivale provisoire de l’accueil du public à la plage de l’Usine.
  • La mise en œuvre d’un Programme Global d’Aménagement définitif, sur une assiette foncière de 17 hectares, sur 35 au total, correspondant à la partie plane du site et ce, dans le cadre d’un Cahier des charges strict.

> En juillet 2004, le site était ainsi partiellement ouvert au public pour l’accès temporaire aux plages, après les premiers investissements consentis par le Département :

  • création d’un tourne à gauche sur l’ex - RN 114 (aujourd’hui RD 914).
  • Aménagement de deux aires provisoires de stationnement et des accès piétonniers à la plage de l’usine.

Dans le même temps, l’Assemblée Départementale autorisait son Président à signer une Convention de Mandat avec le Conservatoire du Littoral, et adoptait un Programme d’Aménagement global s’appuyant sur plusieurs objectifs :

  • La mise en valeur d'espaces naturels de qualité,
  • Le traitement paysager du site,
  • La réhabilitation de bâtiments en vue de l'accueil, la gestion et l'animation du site (muséographie, atelier Départemental de réparation des barques catalanes)
    • L’amélioration de l’écoulement des crues.
    • La gestion ultérieure du site ainsi aménagé.

> En novembre 2004, le Département a adopté un Plan de Financement prévoyant une participation de l’Etat, de l’Europe, du Conservatoire et de la Région et plafonnant l’enveloppe financière de l’Opération à 12 millions d’euros TTC.

> Début 2005, un Concours de Maîtrise d’œuvre a été lancé au niveau européen.

A l’issue de cette procédure, la Commission mixte d’Appel d’Offres a choisi l’Equipe pluridisciplinaire ALEP pour son parti d’Aménagement intitulé : « L’Avenir d’une Mémoire ».

Déjà porté à la connaissance du public sur son principe général, le Projet d’ensemble a fait l’objet d’une enquête publique au printemps 2006, afin que les Autorisations Administratives soient délivrées dès l’été 2006.

Les consultations des entreprises sont intervenues fin 2006, pour débuter les travaux en janvier 2007.

Eté 2008 : Le Conseil Général sera ainsi prêt à ouvrir au public un site sécurisé d’une beauté exceptionnelle, qui mettra en scène dans un premier temps :

  • La Maison de site, comprenant l’accueil et une muséographie permanente.
  • Un aménagement paysager et une signalétique thématique.
  • La grande halle des barques catalanes.
  • les aménagements routiers (parking 350 places, ouvrages sur la RD 914).

Projet promenade littorale
Projet d'aménagement pour l'Esplanade des quatre tours.

 

« L’Avenir d’une Mémoire » : Projet d'ALEP

Il se veut d'abord attentif aux choses existantes et propose une évolution du site, au rythme de la nature et s'appuie sur les qualités existantes du payasage.

Le projet intègre la notion de cycle naturel, rythme des saisons et recyclage des matériaux, comme facteur déterminant de la mise en oeuvre du projet. C'est le concept fondateur de toutes ses interventions : "L'avenir d'une mémoire".


Ainsi, tout est fait pour que chaque édifice restauré, chaque exposition, chaque nouvelle intervention
devienne le témoin des trois valeurs authentiques et fondatrices du site :

> Patrimoniales, pour rendre compte du passé industriel du site, de la mémoire humaine et sociale des lieux, de l'histoire de toute une région.
> Naturelles, pour expliquer les qualités géographiques, paysagères et écologiques de la Baie, les transformations opérées par l'homme et son potentiel naturel pour le futur.
> Universelles, en référence à lapersonnalité visionnaire d'Alfred Nobel, pour ouvrir le site des dimensions plus larges et expliquer la nouvelle ambition portée par ce site atypique du Conservatoire du Littoral : régénération, préservation, sensibilisation.

Les stratégie d'intervention :

> Première étape : enlever ce qui encombre le site et qui ne participe pas au projet (bâtiments jugés à démolir, arbres couchés ou dangereux, futaies d'épineux dissimulant une silhouette d'arbre remarquable, fourré masquant les vues sur les coteaux, végétaux étiolés du Jardin du directeur...), etc...

> Deuxième étape : protéger les différents états de nature remarquable du site (certaines herbes de la Grande prairie et les bosquets, les îles de Gattiliers, les alignements, la Pinède littorale, les grands mimosas, les essences rares du Jardin du directeur, les arbres structurants au droit de l'aire de stationnement...), etc...

> Troisième étape : acte d'apport le plus mince possible pour ne pas bouleverser les équilibres positifs en place et faciliter la gestion ultérieure du site.

Concernant les matériaux, il s'agit de traiter les sols en place (sol stabilisé avec liant naturel) pour confectionner le revêtement des allées, se servir des matériaux de démolition retraités sur site pour réaliser les fondations des circulations.

Pour les végétaux, le projet ne développe pas de plantations en masse. Il existe déja une richesse suffisante sur le site pour mettre en place un projet de paysage :

Autres perspectives : valoriser les herbes de la prairie à sélectionner par les fauches, protéger les futurs pins parasols issus des pins adultes, mettre en valeur les arbres remarquables déja présents, les grands végétaux exotiques du Jardin du directeur, les plantes du littoral, les massifs de Gattiliers, les îlots d'Alaternes, ...

Les seules plantations proposées sont structurantes : les alignements de cyprès pour composer l'allée entre l'aire de stationnement et l'entrée du site, les chênes lièges sur la terrasse d'entrée, les platanes pour prolonger l'alignement existant, l'allée des chênes verts pour structurer le Hameau.



 

Par Yvon Bertrand - Publié dans : Tourisme
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Enrichissons notre site.....

Afin d'enrichir la mémoire de notre site, nous vous demandons de bien vouloir transmettre vos
 photos  , commentaires ,  informations concernant la vie du Clos Aimé Bertrand ( Historique, Fêtes ADICAB 1-2-3-4-5, Evènements divers .....) à :

bertrand.kiki@wanadoo.fr


KIOSQUE 

( Discours, Lettres , Manifestes , Textes officiels,Poèmes célèbres...)

    - Déclaration Universelle des Droits de l'Homme

  - Appel du 18 Juin ( Charles  de Gaulle ) 
  - Etre  jeune ( Général  Mac Arthur ) 
  - Tu seras un Homme mon Fils  ( Rudyard Kipling ) 
  - Yes We Can  ( Barack   Obama )
  - I have a Dream  ( Pasteur Martin Luther King )
  - Lettre de Guy Moquet
  - Lettre aux Instituteurs  ( Jules Ferry  )
  - Discours à l'ONU  du 14 Février 2003 (  Dominique de Villepin )
  - Ich bin ein Berliner  ( J.F Kennédy )
  - Serment d'Hyppocrate 
  - Pacte Ecologique ( Nicolas Hulot )
  - Serment de Galien
   - Code noir
   - Abolition de l'esclavage  ( Décrêt du 27 avril 1848 )
 - Le procès de Nuremberg

- Abolition de la peine de mort ( Discours de Badinter du 17 septembre 1981 )
- La révolte des Gueux 1907

Rechercher

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés