EDITORIAL

    
     
       
 
 
   
  
   L' Association de Défense des Intérêts du Clos Aimé Bertrand qui a géré les parties communes de notre Clos
  pendant 5 ans n'existe plus .      
 
1 ) Les vérités sur la "mort programmée" de l'ADICAB
     
Le 22 Avril 2011
 
 Démission*  de Francis Marty Président de l'ADICAB
 
Le 31 Juillet 2011,
 
je formalise ma démission  de L’ADICAB, en adressant le texte ci-dessous aux Membres de son  bureau .
 
« Les statuts de l’ADICAB *, lors de son Assemblée Générale du 29 Juillet 2011 n’ont pas été respectés, notamment les articles 2, 9 et 10.
Dans ces conditions, en vertu de l’article 7, je confirme ma démission de Membre de l’ADICAB.»
 
Le 31 Juillet 2011
 
Francis Marty, le Président démissionnaire*, est réélu , par une victoire à la Pyrrhus, Président de l'ADICAB .
 
Le 4 Août 2011,
 
tous les adhérents démissionnent et signent de fait la mort programmée *de cette association,
        qui depuis quelques années était gérée à « la petite semaine », sans souffle novateur ni perspectives, si ce n’est de "rabâcher en boucle ad  nauséam " les quelques réalisations effectuées , les mêmes discours éculés  , en brandissant en permanence la menace d‘une démission présidentielle.
 
Les «  je sors par la porte » et « je rentre par la fenêtre » étaient  pathétiques ,  indignes de gens responsables,  mais dans la ligne du "Barnumcircus Francis Marty" .
    Notre " ex - nouveau - ex  Président" aurait du  tourner la page,   laisser les jeunes de notre Clos prendre notre avenir en main et ne pas  « s’accrocher pitoyablement aux branches" .
 
Par vanité *, il ne l'a pas fait . Dommage !!! 
 
On peut résumer ainsi,   la fin de l'ADICAB :
 
Des " moutons * " manipulés par un " Panurge *"   en " gros sabots",  revanchard minable et irresponsable viscéral, ont eu la peau d'un pauvre  Chanteclerc*   déplumé,dépassé par les évènements ...
Comme disait Audiard " Les cons , ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît...."
  Optimisme pour l'avenir
 La vie du Clos continue , mais  les  propriétaires devront ENFIN apprendre à «vivre en voisins» :
 
sans Chanteclerc, sans Panurge, sans Association, sans Syndicat, sans Amicale : comme vivent normalement les habitants, des rues et clos des villages et villes de France...   
 
2 )   Les  objectifs de ce site... 
Au-delà de l"épiphénomène" comico-pathétique de la défunte ADICAB, 
continuer à donner des informations sur la vie du Clos Aimé Bertrand , sur notre belle région du Languedoc-Roussillon et sur l'actualité.
     
 
Yvon Bertrand
 
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Et, pour les Pionniers du Clos.....qui rêvent encore de leur " cabanon" !!!!

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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 17:22

Protégeant le village de Gruissan depuis des siècles, Notre Dame des Auzils est le trésor du massif de la Clape.

A l’abri des pins, bercée par le chant des cigales, la chapelle ouvre ses portes au visiteur et le fait pénétrer dans un monde peuplé de souvenirs et de mystères.

 


L’histoire de la chapelle

En 1080, les moines de l’abbaye de Cassan, dans l’Hérault, installent un prieuré dans la Clape. Il accueille les voyageurs qui parcourent à pied l’inhospitalier massif.
Le nom « Dame dals Auzils » est donné en 1223, lorsque les religieux de Boulboune, dans l’Ariège, achètent le prieuré. L’actuelle chapelle semble avoir été construite en 1635. Depuis, elle a été maintes fois rénovée et consolidée.

L’édifice n’étant pas à l’abri de l’humidité, un bon nombre de ses décorations dont certains ex-voto d’une très grande valeur sont peu à peu envahis par la moisissure.
Souhaitant être aidés pour la rénovation de ces peintures, les habitants du village réussissent à faire classer la Chapelle Monument Historique en 1964.
En 1973 le site des Auzils est classé au titre des sites historiques. Le chœur de l’église, particularité étrange et sans doute rarissime, est exactement bâti au-dessus d’une grotte, la grotte Saint-Salvaire. Le choix de cet emplacement n’est certainement pas dû au hasard.

Ancien lieu de culte, captation d’un tellurisme (qui a rapport à la terre) comme c’est le cas dans d’autres sanctuaires ou choix des bâtisseurs sur une inspiration divine, voilà de quoi alimenter l’imaginaire. Mais il est indéniable qu’à la grande beauté du lieu s’ajoute ce sentiment ineffable de bien-être et de force.


Les ennuis de la chapelle




En 1967 la porte de la chapelle est fracturée et une cinquantaine d’ex-voto est volée. Ce drame bouleverse les Gruissanais qui cherchent à retrouver dans leurs greniers de vieilles photographies des ex-voto dérobés afin de les remplacer ou tout au moins de les reproduire.

C’est grâce à l’intuition de l’abbé Pauc, Conservateur des Antiquités du Département, qui avait pris le soin de photographier les ex-voto avant le vol, que les reproductions vont pouvoir être faites.

La rénovation commencera un an plus tard sous la responsabilité de Robert Cassin, Restaurateur aux Monuments Historiques. Robert Cassin à l’aide des photographies, reproduit les ex-voto directement sur les murs de la chapelle en utilisant la technique du « trompe-l’œil ». L’illusion est parfaite et les ex-voto inviolables.
En 1981, tous les Gruissanais sont au rendez-vous pour inaugurer la chapelle rénovée. Notre Dame des Auzils a retrouvé sa beauté d’antan, avec 73 ex-voto et 27 maquettes à nouveau en place.

En 1978, un autre problème survient. La chapelle est envahie par les termites. Ces derniers s’attaquent au bois de la chapelle, détruisant toute la tribune qui entoure les bancs des fidèles ainsi que les sièges réservés aux autorités et aux familles. Cette fois encore, des volontaires gruissanais se mettent au travail pour éviter une entière destruction de Notre Dame.



L’origine des ex-voto de la chapelle

Notre Dame des Auzils
Un ex-voto est un tableau, plaque ou objet déposé dans un sanctuaire à la mémoire d’un vœu. Le terme latin « ex-voto suscepto » signifie « suivant le vœu fait ».

Les activités liées à la mer, lieu de tous les périls, ont souvent suscité ce genre de réalisations. Les marins en perdition implorent l’aide du ciel. Une fois revenus à terre, ils offrent comme c’est le cas à la chapelle des Auzils, des petits tableaux, des plaques gravées ou des maquettes de bateau. Le plus ancien date de 1816.

L’ex-voto répond à des normes précises : Le centre du tableau décrit l’événement motivant (naufrage). C’est la partie concernant la terre et les mortels. Dans la partie supérieure s’ouvre une « fenêtre » donnant accès au monde divin, avec apparition de la divinité implorée. Il s’agit d’une trouée dans les nuages, d’une brume lumineuse d’où sortent des rayons. Dans le bas du tableau sur un cartouche à fond noir est relatée en blanc, l’histoire du tableau.

Lors de la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1906, l’inventaire des biens de l’église précisait que la Chapelle des Auzils possédait 73 tableaux et 23 maquettes de navires faisant office d’ex-voto. En 1964, il ne restait plus que 68 ex-voto dans la chapelle. Trois ans plus tard, dans la nuit du 21 au 22 juillet 1967, une cinquantaine fut volée.



L’origine mystérieuse du mot « Auzils »


Plusieurs significations sont données au nom de la chapelle. « Auzils » peut venir du mot latin « Auzel » qui signifie oiseau ou « auxilium » traduit par « aide ou secours ». Cette seconde étymologie convient mieux à Notre Dame qui est censée porter aide et secours aux marins. Mais, une autre interprétation fait planer le doute.
En occitan, « Auzina » signifie chêne vert. Et, cet arbre est très présent dans le massif de la Clape. Quelle qu’en soit la véritable signification, il faut aussi rappeler que « les Auzils » ne désigne pas seulement la chapelle mais aussi un lieu. Déjà en 1305, un document parle de la « Clap (montagne ou tas de cailloux) des Auzils ».

Alors, montagne de chênes verts ou montagne des secours ?

Au fil des siècles, la population des pêcheurs gruissanais à la foi bien ancrée vouera à ce lieu un véritable culte. Visible de loin en mer, c’est vers lui qu’ils tourneront leur regard quand ils devront affronter les périls et le redoutable appétit du Golfe du Lion.

Le Cimetière marin (baptisé « Allée des Naufragés »)

Bordant le chemin menant à la chapelle, vingt six cénotaphes (tombes sans corps) sont dressés à la mémoire des marins disparus en mer. Le plus ancien date de 1844. Chaque tombeau porte le nom du marin perdu en mer et le récit de son naufrage. La beauté du site et de ces édifices ne donne pas une impression de tristesse, mais plutôt une sensation de protection et de quiétude.


Les pèlerinages à Notre Dame des Auzils
Trois pèlerinages par an ont lieu à la chapelle.


Le lundi de Pâques, les pèlerins vont rendre hommage aux marins disparus en mer. Cette tradition a commencé en 1797 après la disparition de 32 marins, le 28 février de cette même année, à cause d’une tempête



 



































Le lundi de Pentecôte, le pèlerinage se fait pour remercier Notre Dame d’avoir mis fin à l’épidémie de choléra qui fit 94 victimes en 1835. Enfin, le troisième pèlerinage a lieu le dernier dimanche d’août en prévision des vendanges

Autrefois, les pèlerins venaient de Gruissan et des alentours et montaient à pied jusqu’à la chapelle, rendant hommage sur le chemin à chaque cénotaphe. Les « vrais » pèlerins montaient pieds nus, en égrenant un chapelet afin de parfaire leurs prières. Les pêcheurs respectés avaient l’honneur de porter la croix du Christ en bois, remplie de sable et de pierres. Les pèlerinages étaient toujours très gais. Aujourd’hui, seuls les pèlerinages de Pâques et de Pentecôte sont encore suivis par les fidèles. Des messes y sont célébrées occasionnellement, notamment le 15 août.

Les siècles ont passé et grâce aux Gruissanais, la Chapelle et le Cimetière Marin ont gardé leur charme d’antan. Les visiteurs sont toujours éblouis par l’ambiance chaleureuse et agréable qui se dégage de ce lieu.
Notre Dame des Auzils continuera longtemps à veiller sur le village et les pêcheurs, parole de Gruissanais !


Le Jardin de l’Ermite

Dans le bas du cimetière marin se niche « le jardin de l’ermite » entretenu par les membres du Conservatoire des Auzils. C’est là que vivaient des hommes, qui depuis la nuit des temps, avaient fait vœu de consacrer leur vie à accueillir et guider le passant dans cette nature âpre et belle. Le dernier ermite, Michel Cyprien, s’est éteint en 1888. La légende prétend que sous le mur de soutènement de la chapelle, un trou est creusé dans la roche, il s’agirait de la tombe que s’était préparé le dernier ermite, mais elle ne précise pas pourquoi elle est restée vide.



 
Par Yvon Bertrand - Publié dans : Tourisme
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