
Association de Défense des
Intérêts du Clos
Aimé Bertrand

Le Clos Aimé Bertrand a une histoire forgée depuis plus de 40 ans. Il s’agit d’une belle expérience humaine écrite par nos anciens, qu’il nous
appartient de valoriser et de pérenniser.
L’ADICAB veut s’inscrire dans la continuité et véhiculer les valeurs qui constituent le ferment de la vie en société : le volontariat, l’envie de vivre avec autrui, la pensée critique et constructive.
Je lance un appel à tous les membres de l’ADICAB, malgré nos divergences et nos différences, prenez votre place dans notre action pour développer, à travers le dialogue et les propositions de bon sens, notre capacité à bien vivre ensemble.
Il est nécessaire, voire indispensable, de montrer à tous qu’aider cela revient à s’aider soit même.
Par la réussite de notre démarche nous écrirons, à notre tour, une belle histoire dans la tradition du Clos Aimé Bertrand que nous léguerons à nos enfants.
Je compte sur votre entière détermination pour réussir notre challenge.
Francis MARTY
Président ADICAB
En
1907, dans le Languedoc et en pays catalan, de nombreux vignerons se
révoltèrent contre le gouvernement français. Ce vaste
mouvement était le fruit d'une grave crise viticole survenue au début du XXe siècle
Manifestations, maires démissionnaires, préfets et policiers lynchés, mutinerie, ... cette crise viticole avait provoqué une révolte peut-être aussi importante que mai 1968, mais est aujourd'hui largement oubliée
Ce mouvement est appelé « révolte des gueux » du Midi.
Il a été notamment marqué par la fraternisation du 17e régiment d'infanterie de
ligne avec les manifestants, à Béziers.
Le texte publié en 1907 par le journal "le Tocsin", est encore repris dans toutes les manifestations viticoles dans notre région.

Marcellin Albert en est l’Auteur.

Voici le texte de cette proclamation :
Qui sommes-nous ?
Nous sommes ceux qui travaillent et qui n'ont pas le sou.
Nous sommes les proprios décavés ou ruinés, les ouvriers sans travail ou peu s'en faut, les commerçants dans la purée ou aux abois.
Nos sommes ceux qui crèvent la faim.
Nous sommes ceux qui ont du vin à vendre et qui ne trouvent pas toujours à le donner ;
Nous sommes ceux qui ont des bras à louer et qui ne peuvent guère les employer .
Nous sommes ceux qui ont des boutiques dont les clients paient sans argent.
Nous sommes ceux qui crèvent de faim.
Nous sommes ceux qui sont endettés, les uns jusqu'au cou, les autres par dessus la tête : tous ceux qui paient mal et tous ceux qui ne paient plus.
Nous sommes ceux qui ont quelque crédit, ceux qui n'en ont guère et ceux qui n'en ont pas.
Nous sommes ceux qui crèvent de faim.
Nous sommes ceux qui doivent partout : au boulanger, à l'épicier, au percepteur et au cordonnier ; ceux qu'éconduisent les prêteurs, que.relancent les huissiers et ceux que traquent les collecteurs d'impôts.
Nous sommes ceux qui voudraient vivre en honnêtes gens et qui sont acculés aux expédients et à la misère.
Nous sommes ceux qui crèvent de faim.
Nous sommes ceux qui aiment la République, ceux qui la détestent et ceux qui s'en foutent.
Nous sommes ses ardents défenseurs ou ses adversaires déclarés : radicaux ou conservateurs, modérés ou syndicalistes, socialistes ou réactionnaires.
Nous sommes ceux qui ont leur jugeotte et aussi leurs opinions. Mais nous avons un ventre et
nous sommes ceux qui crèvent de faim.
Nous sommes ceux enfin dont chaque espoir s'est traduit par plus de misère.
Nous sommes ceux qui, rivés au sol, demandent à ce sol leur pitance ; c'est par nous que la terre est belle et verdoyante ; par nous elle produit plus qu'en tout autre temps.
Nous sommes ceux qui la fécondent par leurs soins, leurs efforts, leur travail et leur peine. Hélas, parmi les gueux,
Nous sommes les plus gueux.
Nous sommes ceux qui crèvent de faim.
Nous sommes enfin des miséreux, des miséreux qui ont femmes et enfants et qui ne peuvent pas vivre de l'air du temps.
Nous sommes ceux qui ont des vignes au soleil et des outils au bout des bras, ceux qui veulent manger en travaillant et œux qui ont droit à la vie.
Nous sommes ceux qui crèvent de faim.
- Appel du 18 Juin ( Charles
de Gaulle )
- Etre
jeune ( Général Mac Arthur )
- Tu seras un Homme mon
Fils ( Rudyard Kipling )
- Yes We
Can ( Barack Obama )
- I have a Dream ( Pasteur Martin Luther King )
- Lettre de Guy
Moquet
- Lettre aux
Instituteurs ( Jules Ferry )
- Discours à l'ONU du 14 Février 2003 ( Dominique de Villepin )
- Ich bin ein
Berliner ( J.F Kennédy )
- Serment d'Hyppocrate
- Pacte Ecologique ( Nicolas Hulot )
- Serment de
Galien
- Code
noir
- Abolition de
l'esclavage ( Décrêt du 27 avril 1848 )
- Le procès de
Nuremberg